Blah, Blah, Blog

Prolixe logorhée, babil abscons et autres procrastinations

Flower

Escroquerie pédiatrique

Je m’excuse par avance auprès de ceux que la pédiatrie ennuie, mais il est de notoriété publique que les jeunes parents n’ont d’autres sujets de conversation que les filament de bave qui les relient aux selles de leur progéniture.

Certes, mais quand deux supporter de foot se rencontrent, ils parlent rarement de la Vicariance des Emonctoires. Eh oui, les parents ont une passion commune,  dévorante et chronophage : leurs nains.

Fin d’excuse.


Voici donc l’escroquerie dont nous sommes les auteur :

Croquette, du haut de ses 3 ans, ne peut que constater que sa sœur, Poupouille a fortement gagné en mobilité depuis son 13eme moisiversaire.

Poupouille et CroquettesC’est un sujet d’amusement permanent car elle peut maintenant lui monter comment pousser des chaises, vider les cartons de jouets, utiliser divers objets dangereux pour des usages improbables.

Bref, on sent une certaine complicité naitre entre les deux sœurs à grand renfort de « Baaaaaaateaaaauuuuuuu suuuuuurrrr l’eaaaauuuuuuu », tube universel des rase moquettes, dont Poupouille se fait l’écho « BAAAAAAAA BÔÔÔÔÔÔ BAAAAAA BÔÔÔÔÔÔÔÔÔ ».

Bref tout ce petit monde se dandine et danse à s’en faire des tendinites aux zygomatiques.

Mais-lettrines cette mobilité n’est pas sans contre-partie : Poupouille a des mains et adore prendre ce que Croquette touche.

Et c’est le drame.

Croquette découvre alors des techniques guerrières, basées sur le déséquilibre et la projection, hérité de la pratique ancestrales de ses parents en Aïkido. Tous les coups sont permis, clé de Kapla, assommage à coup de Martines, lancé de poupons, désarmements par surprise, et, outrage ultime, séquestration de doudou/tutu.

A grand coup de Yokomen Ushi – Ikkyo, Poupouille se retrouve totalement désarmée, dans tous les sens du terme, et réclame un arbitrage.

L’arbitrage se matérialise généralement par la confiscation pure et simple de l’objet du conflit, accompagné par les hurlements des deux sœurs, enfin réconciliées dans l’adversité. Le problème des arbitres, c’est qu’ils aimeraient pouvoir écrire un article sur leur blog sans être obligés d’intervenir sans arrêt. Cela nuit gravement à la mise en page, et ne parlons pas de l’orthographe.

Mais réjouissez-vous car en vérité je vous le dit, nous avons trouvé la solution ultime. Enfin ultime jusqu’à ce que ces perverses trouvent la faille au raisonnement. Dogme pédiatrique : jamais rien est acquis.

Le secret de la réussite consiste à faire en sorte que Croquette se sente obligée de demander à Poupouille la permission d’utiliser l’un de ses jouets. Le père noël, dans son immense bonté et sa compréhension des problématiques parentales, a offert à Poupouille un objet qu’elle ne maitrise pas du tout pour le moment :

Cadeau de noël de Poupouille trotteur2

Et de fait, Poupouille ne maitrise pas le bolide. Oh certes ses tentatives d’escalades et ses assauts répétés sont généralement couronés de succès mais encore faudrait-il que les pieds touchent suffisament le sol pour pouvoir être efficaces.

Par contre Croquette, elle en bave d’envie.
Depuis, elle couvre Poupouille de tous ses jouets, et la laisse exprimer son désaccord dans un murmure étouffé par le tas de kaplas qu’elle a sur la tête ou dans la bouche. Elle déboule alors avec doudou dans le coffre, et dans un dérapage parfaitement contrôlé s’arrête à hauteur des arbitres et proclame avant de repartir en faisant crisser les pneus :

« J’ai demandé à Cléo, Cléo elle me prête! « 

Elevons nos enfants en toute indignité.

J’aimerai vous faire part d’une lecture dont j’ai eu le bonheur de faire profiter Pouse par l’entremise du père noël, un cadeau du Poux à sa Pouse que Poux lit avant Pouse… Bref, peu importe.

Vous aurez surement remarqué comme une petite mutation stylistique rédactionnelle dans les quelques derniers articles (je ne parle pas d’orthographe, ni de grammaire).

Il vous suffit pour cela de lire Dialogue Matinal et Dialogue du Crépuscule.
J’en prend conscience aujourd’hui, mais je dois rendre ses lauriers à Caroline Allard qui semble m’avoir inspiré.

Voici donc deux petits livres à consulter de toute d’urgence :

Chroniques d'une mère indigne

Chroniques d'une mère indigne

chroniques2

Chroniques d'une mère indigne volume 2

L’avantage c’est que c’est une lecture très pratique dans certains lieux ou l’on est tranquille mais où rester trop longtemps est un peu suspect.

Et si vous n’avez pas de sous, ou voulez avoir un avant gout, lisez-donc ses blog et

Vous pouvez aussi suivre l’adaptation en Web épisodes chaque lundi dont voici quelques épisodes de la saison précédente :

Tombé en Marche

La marche, chez un tout petit a quelque chose d’étrange.

Ça commence par des tentative de prise de contrôle des membres, qui dure bien 2 ou 3 mois. Un matin, alors qu’on a posé la chose sur le dos, comme toutes les bonnes propagandes pédiatriques nous le conseillent, un cri nous fait accourir. Bébé est sur le ventre et peste contre la gravité car  il ne maitrise pas la pirouette inverse.

Passent un ou deux mois de flip/flap, c’est facile d’avoir du style, et d’un coup bébé, au lieu de dormir à genou, fesses au nord, bras à plat, et nez profondément enfouis dans les plumes, décide d’utiliser ses bras pour respirer : C’est le 4 pattes.

Grande découverte que ces ustensiles de préhension quand on s’en sert de béquilles :
le quatre pattes ça l’éclate.

Oui mais le nez à vingt centimètres du sol, ça oblige à lever la tête, et quand on sait qu’elle pèse le quart de son poids, ça fatigue et on finit toujours le nez dans les plumes, ou sur le carrelage, ce qui provoque invariablement les contestation lacrymales.

Alors bébé se lance dans l’escalade de chaises, meubles, pantalons et robes… Vient ensuite la pratique du chariot de marche à grand renfort de protestations pseudo-lacrymales à chaque changement de direction.

Un jour, en attendant de se faire vacciner par le docteur (pas de grippe A que nenni !), dans la salle d’attente, Poupouille, nonchalamment adossée aux genoux de sa Moman, décide de se déplacer, avance, et oublie de tomber.

Au bout de 5 pas, la mémoire lui revient : on abaisse le centre de gravité pour poser la couche, et, zygomatiques à pleins régimes, bébé de gausse comme une bossue : un nouveau jouet ! La marche sans filet.

On peux  donc arrêter une date, depuis hier, Poupouille marche.

Nouvelle Année, Nouvelle décénie, Nouveau blog…

Ceux qui suivent les articles semestriels de ce verbeux blog auront noté un détail :
il n'existe plus.
Du moins à l'endroit où chaque matin, à l'affut d'un article trépidant : soleil réchauffant votre vie durant un bon trimestre, vous jetiez un clic fébrile…

 

Rien.
Non pas le rien habituel qui prolonge l'espoir. Le rien que l'on contemple les soir d'orages dans le but de capturer un trait lumineux dans la voute celeste…

Non un rien avec des morceaux entiers d'absence sous un coulis de néant :

Bad Gateway

Triste message en vérité. Mais réjouissez-vous, si vous lisez ces lignes c'est qu'il y a de l'espoir !

C'est donc avec joie, une nouvelle année, une nouvelle décénnie, un nouveau blog, et un nouvel article que tel un phœnix, ce blog renait.

A nous la toile et joyeuse décennie !

Mais Cléo, elle devient quoi en fait ?

 

Pour faire court, Cléo-Poupouille a un développement moteur qui lui permet de se déplacer.

 

- En crabe, en passant alternativement sur le dos – le ventre- le dos – le ventre et je pleure parce que le carrelage, c’est froid.

- De manière verticale, à condition d’avoir une paire de doigts à tordre, même si le maintien du bassin est un sujet d’étude pour les adeptes de la tektonik.

- De manière longitudinale à condition d’avoir du temps et un objectif :
Placez un objet insolite à 5 cm de sa main tendue. Laissez baver quelques minutes.

- Soit elle a trouvé autre chose à faire,

- Soit elle peste contre tous les pères et mères qui font des expériences honteuses avec leur enfants en se gaussant.

- Soit elle a opéré une translation de vecteur longitudinal, main tendue en gardant la pose mais à 45 cm de l’objet et une belle trainée de bave qui la précède.
Note : l’objet lui est resté placidement immobile.

Dialogue du crépuscule

La famille au grand complet est en train de finir de manger. Croquette le nez dans son pot de yaourt "deux couleurs"  racle consciencieusement le fond. Poupouille chante entre chaque cuiller de son yaourt au lait infantile que MèreOffusquée lui donne.

C’est là  que Pèretomane entre en scène. En plein rangement du lave-vaisselle, Pèretomane passe son temps à se baisser afin de pouvoir soulager l’évier des nombreuses assiettes, casseroles et couverts souillés.

Victime d’un désordre intérieur, Pèretomane s’exprime alors malencontreusement par un orifice tabou.

Un silence s’en suit.

Croquette, MèreOffusquée et Poupouille lèvent alors le nez. Croquette un sourrir admiratif pendu aux lèvres constate :

- Papa y fais l’orage !

 

 

 

Dialogue matinal

Plaçon nous dans le contexte :
Mariane va effectuer sa rentrée à l’école ce vendredi. Mais aujourd’hui, l’école elle est fermée.

- Croquette : "Poukoi ê é fêmmé la coole ?"
- PèreIndigne : passke les maitresses elles font le ménage et elles rangent
- Croquette : poukoi
- PèreIndigne : pour que ce soit propre pour quand les enfants viendront.
- Croquette : poukoi ?
- PèreIndigne : Eh ben c’est comme à la maison quand c’est sale on range et on nettoie
- Croquette : poukoi ?
- PèreIndigne : Mange ta compotte
- Croquette : poukoi mang ka toncotte ?
- PèreIndigne : Parcequ’on va être en retard chez la nounou, allez dépèche
- Croquette : poukoi pénéchède ?
- PèreIndigne : Parceque sinon je t’assomme.
- Croquette : poukoi ?
- Poupouille : BWAABA BA BWAWAA MAAAMAPWA GLPFS !

PèreIndigne se saisit de la cuiller, la plonge profondément dans le ramequin afin d’en extraire une cuillerée gorgée de compote et l’enfourne dans la bouche de Croquette en espérant couper la salve de "Pourquoi" dont il est victime.

PèreIndigne se lève ensuite pour aller chercher un sopalin pour nettoyer les dommages collatéraux en bougonnant.

 

 

Carnaval

Cette année le carnaval a eu la bonne idée de passer devant chez nous.

Hélas à court de déguisement, maman a fouillé dans sa trousse à maquillage et a paré Mariane.

Moi je reste coi :

Côté Cléo le déguisement était tout trouvé:

En fait on se rend compte maintenant qu’on la déguise un peu tous les jours…

Au moment du départ, fins prêts, Cléo décide que finalement, elle a faim. Papa se dévoue donc pour partir en avance accueillir le cortège avec la grande soeur. Les tambours tambourinent et les premiers luttins font leur apparition.

A partir de cet instant, plus un son n’est sorti de la bouche de Mariane.
Subjuguée.

Déjà intriguée par tous les coucou des gens qui sourient en lui disant « coucou petit chat » cette farandole de couleurs a eu raison de sa faconde.

Côté déguisement, quelques uns trouvent un moyen de résister à la crise :
La perruque en papier journaux

Et pour finir, le bucher :
Des bulles de savon.

Allez une petite dernière du petit chat improvisé :

Bravo la maman pour ce « déguisement » improvisé !

Papa Noel

 

Ce soir, tard dans la nuit nous aurons la visite du père noel. Nous en avons donc parlé avec Mariane, seule ici à être à même de comprendre et d’aprécier à sa juste valeur l’évennement.

Extrait de conversation (avec traduction simultanée)

[maman] – "Mariane, qu’est-ce il y a aujourd’hui ?
[Mariane] – "nohê " – (noel)
[maman] – "qu’est ce qu’il se passe ?
[Mariane] – "papa" (papa, sous entendu noel)
[papa] – "et il est où le père noel ?"
[Mariane] – "Azin" (Magasin)"…

 Grande déception… Ma fille n’est pas tout à fait la petite chose innocente que j’espérais… Qu’à cela ne tienne, un bobard et hop on rétablis la vérité originelle.

 

Cléo VS Mariane (ou plutôt Cléo&Mariane)

Petite visite de la grande soeur à sa petite soeur pendant le bain…

Tout le petit monde réuni…

Mariane prend plutôt bien l’arrivée de Cléo, mais aimerai bien l’avoir dans sa chambre, là, maintenant, tout de suite…

« bébé eh dodo là, eh bébé a chambe mayane, Mouah, mangé bébé »…

Pas drôle la maternité.